BILAN DE LA 13EME BIENNALE DE L’ART AFRICAIN CONTEMPORAIN DE DAKAR
05 Juin 2018

BILAN DE LA 13EME BIENNALE DE L’ART AFRICAIN CONTEMPORAIN DE DAKAR

Abdou Latif Coulibaly salue « la réussite » de cette édition 2018 

Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly a estimé que la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, clôturé samedi 2 juin,  dans sa version qui se déroule aujourd’hui, est une « réussite », surtout si l’on compare l’édition 2018 du Dak’art aux précédentes éditions depuis 1990. 

Il a fait part de la « satisfaction totale du ministère » pour cette édition ouverte depuis le 3 mai dernier par le président de la République, Macky Sall. « Les temps ont changé, du point de vue du déroulement de cette biennale, on assiste à quelque chose de formidable aujourd’hui, c’est vous dire la satisfaction totale du ministère », a-t-il dit.  Le ministre souligne l’affluence qu’il y a eu lors de cette biennale « assez populaire » avec l’arrivée de beaucoup d’artistes nationaux comme étrangers. .  

Cette édition 2018 a enregistré 320 expositions « Off » à Dakar (251),  et dans les régions, une exposition internationale ou « IN » avec 75 artistes choisis par le directeur artistique, le Camerounais Simon Njami. Il y a eu également les trois pavillons érigés sur l’esplanade du Musée des civilisations noires, notamment celui du Sénégal et de ses deux pays invités d’honneurs le Rwanda et la Tunisie. Plus de 300 artistes ont exposé pendant cette biennale, « cela est une remarquable réussite qu’on ait autant d’artistes présents », a estimé le ministre. 

Du point de vue du contenu artistique, Abdou Latif Coulibaly souligne "des œuvres remarquables présentées par de très grand artistes africains dont certains vendent des pièces à environ un million de livre sterling". « Je pense à l’artiste Ghanéen El Anatsui (l’artiste le plus cher d’Afrique) présent dans l’exposition internationale, ici à l’ancien palais de Justice ».

Il s’est félicité de la participation des jeunes au Dak’art 2018, particulièrement des élèves et étudiants lors des expositions au centre culturel Blaise Senghor et à la Maison de la culture Douta Seck ou avec le collège de Kaffrine. 

Selon lui, des "moments d’euphorie", mais aussi de "bonheur plein et entier" ont été vécus durant cette 13 ème édition. Il a cité l’exposition-hommage au sculpteur Ndary Lo, Ousmane Sow et Souleymane Keita , et l’exposition de Abdoulaye Diallo à la BU à l’université de Dakar.

Pour Abdou Latif Coulibaly le Dak’art est une réussite sur le plan économique avec des retombées du « off » chiffrés entre 1,5 et 3 milliards de FCFA. Ce montant ne prend pas en compte les salaires payés à des menuisiers qui ont travaillé avec les scénographes pour montrer les expositions, ceux des techniciens de lumière, de son, de la vidéo et des restaurateurs. 

« En moyenne, nous avons calculé qu’une exposition OFF investie par des privés coûtait entre 6 et 10 millions de francs CFA. Si on prend les 320 +off+ multipliés par 10, on est quasiment à 3,2 milliards. Si c’est 5 millions, on est à 1,5 milliards de francs CFA", a estimé M. Coulibaly. Selon lui, « l’Etat a investi 500 millions FCFA (montant de la subvention accordée) et avec les institutions qui ont accompagné la biennale, nous avons investi 398 millions voire 400 millions FCFA ». La plus grosse retombée va aller certainement aux hôteliers qui ont reçu énormément de monde entre le 25 avril et le 10 mai.

L’Etat va porter à un milliard de francs CFA, à partir du prochain Dak’Art, la subvention octroyée à la biennale, avait annoncé le président de la République Macky Sall lors de l’ouverture officielle de la manifestation, au Grand Théâtre nationale de Dakar. Le ministre de la Culture invite à travailler pour que le marché de l’art africain soit développé à partir de Dakar. « Le défi de la vente et de la commercialisation des œuvres d’art’’ doit être ainsi relevé selon le ministre. 

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