Monsieur le Gouverneur ;

Messieurs les Préfets ;

Monsieur le Maire ;

Mesdames et Messieurs les Elus locaux ;

Mesdames et Messieurs les Chefs de Services régionaux ;

Mesdames et Messieurs les représentants du milieu associatif et de la société civile ;

Chers amis du Ndoukoumane,

 

 

Après la région naturelle de la Casamance et la région de Tambacounda, nous voici aujourd’hui dans le Ndoukoumane, dans le cadre de la tournée nationale de promotion de la diversité culturelle entreprise par le Ministère de la Culture.

 

Cette tournée, entamée en mars à Ziguinchor et portée par la jeunesse de notre pays, a lancé une dynamique populaire au Sénégal qu’il convient de capitaliser pour relever ensemble les défis de la Culture.

 

Quand le Chef de l’Etat m’a instruit d’inscrire la promotion de la riche diversité des expressions culturelles de notre pays dans les axes prioritaires de l’action gouvernementale, il inscrivait cette instruction dans une perspective pertinente : celle de l’identification de notre patrimoine matériel et immatériel qu’il est impérieux de documenter et de valoriser, afin que les différentes composantes de la population sénégalaise, au rendez-vous du donner et du recevoir cher au Président Senghor, ait chacune quelque chose à offrir.

Car, il faut constater, malheureusement, que pendant longtemps on a fait fi de la variété et de la richesse des zones géographiques dans notre pays. Il s’est agi pendant des années de concevoir des plans de développement en dehors de toute logique de déconcentration.

L’Etat a trop longtemps imaginé le développement de ce pays seulement à partir de Dakar. Dans cet état de fait, la Culture n’a jamais échappé à ces schémas biaisés de gouvernance.

 

C’est donc pour marquer une rupture et impulser une nouvelle dynamique que nous avons inscrit notre action, sous la houlette des plus hautes autorités de ce pays, comme une dimension essentielle de la nouvelle politique de territorialisation des politiques publiques.

L’offre de service public doit aller à la rencontre des citoyens dans leurs cadres de vie. Et, c’est donc pour cela que cette tournée est nécessaire. C’est aussi pour cela que j’y tiens et j’en fais un axe prioritaire de la politique que je mène à la tête du Département de la Culture pour l’année en cours.

Toute l’équipe du Ministère est avec moi, résolument engagée pour le succès de cette démarche originale et inclusive.

Cette ère de la gouvernance de proximité nous offre une opportunité véritable d’échanger, de discuter avec vous, autorités administratives et politiques et populations de la région, non pas par médias interposés mais directement, des questions qui se rapportent à notre secteur, afin de bâtir une politique fondée sur des besoins et aspirations véritables.

C’est cela qui nous permettra aussi de trouver, là où cela s’impose des réponses et solutions concrètes, consensuelles et structurantes.  

Je tiens donc à remercier les autorités administratives de la région pour leur concours inestimable à l’organisation et au succès de cette étape importante de mise en œuvre de notre programme de promotion de la diversité culturelle.

J’exprime aussi ma gratitude aux autorités des collectivités locales du Ndoukoumane pour leur engagement dans la réussite de cette manifestation. Au-delà des appartenances politiques, elles ont agi en républicains soucieux de l’intérêt général.

C’est dans la concertation, l’union des forces, la rationalisation et la synergie des actions que nous pourrons répondre de façon efficace et appropriée aux préoccupations des populations de notre pays et principalement de la région.

Kaffrine est une nouvelle région. De ce fait, elle a besoin d’infrastructures pour mettre en valeur le fort potentiel artistique et culturel dont ses populations sont dépositaires.

Dans ce sens, le Ministère entreprendra des initiatives à la dimension de ses moyens humains, matériels et financiers mais également en parfaite adéquation avec les souhaits des acteurs culturels ici présents, qu’il me plaira d’écouter tout à l’heure au moment du débat, que j’espère riche et constructif pour que la cause de la Culture, des artistes et des créateurs soit défendue mais discutée sans complaisance.

La raison d’être du Ministère de la Culture demeure le service de la Communauté des créateurs, qui sont les praticiens des arts et de la culture au quotidien. Je m’attacherai à ce qu’il en soit toujours ainsi.

 

Voilà ce que je voulais exprimer en guise de propos liminaires avant de vous céder la parole, en vous remerciant de votre aimable attention.

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