Les RECIDAK 2018 vise à repositionner le leadership du Sénégal dans le 7e art
25 Octobre 2018

Les RECIDAK 2018 vise à repositionner le leadership du Sénégal dans le 7e art

Les Rencontres cinématographiques de Dakar (RECIDAK), prévues du 22 au 28 novembre prochain, ont été officiellement lancées, jeudi, lors d’un point de presse organisé par le comité d’organisation. C’était au complexe cinématographique Ousmane Sembene du Magic Land où sera érigé le village du festival et des projections de films. Selon le coordonateur des Recidak, Hugues Diaz par ailleurs directeur de la cinématographie du Sénégal, « cette édition 2018 des Recidak vise à repositionner le leadership du Sénégal dans le cinéma africain voire mondial. « En organisant les Recidak, c’est pour commencer à se repositionner dans ce leadership, une place que nous avons occupé et que nous avons plus ou moins perdu, il faut la reconquérir », a souligné M. Diaz. 

Les Récidak sont aussi, selon lui, « une occasion pour remercier les efforts de l’Etat ». « Si l’Etat fait des petits efforts, de petits sacrifices, c’est le lieu aussi de remercier le protecteur des arts et des lettres. (…). C’est une occasion de lui montrer les fruits de son investissement », indique Hugues Diaz qui estime par ailleurs que « les Récidak doivent aussi servir à montrer les films du FOPICA ». 

 Pour cette dixième édition, une cinquantaine de films d’Afrique, de la Diapora, de l’Amérique sans oublier l’Europe et l’Asie ont été sélectionnés. « Nous avons choisi 25 films sénégalais courts et longs métrages, il y a des films d’Afrique et là on a choisi un film par pays pour équilibrer, il y a des films de l’Afrique du Sud, du Maroc, du Cameroun, de l’Angola, de la France, de la Belgique, de la Palestine, de l’Iran, etc., avec cela on aura une large vue sur la cinématographie mondiale », a dit Baba Diop président de la commission programmation. 

Le thème des Récidak 2018 est « Cinéma et développement ». Pour le président du comité d’organisation, le Professeur Maguèye Kassé, « la thématique va donner l’importance que revêt aujourd’hui le cinéma dans le contexte où nous sommes ». Pour lui, en tant que tel, ce secteur est porteur de développement. Il s’agit alors de voir comment intéresser d’autres secteurs à accompagner ce mouvement.  

Le coordinateur du comité, M. Diaz a lancé un appel auprès des acteurs du développement financier et technique afin qu’ils apportent leur contribution à ces réflexions. « Beaucoup de pays, anglophones surtout ont compris que le cinéma est un secteur de développement. Ils sont en train de démontrer que le cinéma, l’audiovisuel, le numérique sont des secteurs à forte  potentialité », fait remarquer M. Diaz. 

Outre les conférences et panels autour de cette thématique, des masters class, des ateliers de « musique et cinéma », « Actorat », des projections pleins airs et des séances pour les scolaires sont inscrits au programme à Canal-Olympia, au cinéma Empire durant ces sept jours de manifestations.

 

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